ZAC Méridia – Nice

programme : logements et commerces

maître d’ouvrage : Bouygues Immobilier + BNP Paribas Immobilier

architecte : ECDM architectes – chef de projet : Anca Radu

localisation : Nice (06)

superficie : 16 000 m² SDP

coût : 10 M€ HT

concours : 2017

Place en ville

Participer à la définition d’une place, d’un vide contenu, d’une spatialité protectrice, génératrice de désirs, sont les points de départ de notre projet.
Notre bâtiment est là pour donner une masse au vide ; il en est l’exacte projection verticale. La volumétrie bâtie est définie par le plan carré de l’espace public, parfaitement délimitée par un système viaire précis. De part et d’autre de la parcelle, deux voies, dans un jeu de symétrie et de correspondances, viennent affirmer la géométrie de la composition.
Cadrages et géométrisation de l’espace sont organisés dans une filiation fractale ; les cadrages s’enchaînent de l’urbain à l’architecture.
Cette intimité entre la ville, la place et l’architecture, est renforcée par la réalisation d’une fenêtre ouverte sur le ciel. Le morceau de bleu ainsi cadré renforce l’image d’une spatialité contenue, d’une intériorité, d’une intimité propre au quartier qui favorise, grâce à cette immense fenêtre pour tous, une mise en abîme de la place avec le grand paysage. Il y a un dehors et un dedans à l’échelle de la ville, magnifié par cette vue en contreplongée vers le ciel.
Contreplongée et contrejour, la vue ainsi que l’apport de lumière sont cadrés pour venir dessiner au sol une projection lumineuse mobile.
Notre travail est maintenant de conserver intacts ces éléments simples de la ville, maintenir une grande lisibilité à l’évidence d’une place fortement cadrée et caractérisée.
Il s’agit tout d’abord de proposer un rapport au sol, une articulation à l’espace public simple, vivante et attractive.
Une façade de commerce vient saturer l’intégralité du linéaire en rapport à l’espace public donnant sur la place. C’est un travail sur le rythme, et sur la matière qui décline sobrement le langage général d’un bâtiment avant tout résidentiel. Nous vous proposons une unité de langage déclinée en fonction des programmes et des situations.

Habiter, c’est parler de situations

C’est à partir du logement et des modes d’habiter que nous avons développé une architecture spécifique au site. Ce que nous voulions, c’est avant tout proposer des logements avec des qualités d’usages singulières en résonance avec la spécificité du lieu.
C’est donc une architecture méditerranéenne que nous vous proposons. Un bâtiment minéral, à forte inertie, avec un travail sur les percements et les prolongements extérieurs. Il s’agit de se protéger du vent et de la chaleur en démultipliant les interfaces avec notre environnement. Aussi chaque logement bénéficie-t-il d’une terrasse, d’un balcon ou d’une loggia. Il s’agit de proposer une extension du logement et de proposer un filtre entre intérieur et extérieur. Un principe de double mur permet d’offrir à un grand nombre de logements un large espace semi-clos bénéficiant d’une très grande intimité.

Le logement espace de liberté

Loin des schémas dominants, la question du logement sera reformulée afin de favoriser des pratiques de l’espace novatrices, de permettre une mixité des usages quand le travail, les loisirs et la structure familiale deviennent nomades. Plus que des logements familiaux, nous vous proposons des habitats singuliers et évolutifs. La vie, la famille, le travail, rien n’est linéaire ; les aspirations étant évolutives, imprévisibles, nous proposons d’offrir une enveloppe fédératrice, protectrice, un contenant pouvant être réactualisé, réaménagé, repartitionné à loisir parce que le logement est avant tout espace de liberté.
Nous proposons des logements qui démultiplient les possibilités d’usages et permettent de s’adapter aux évolutions des modes de vie des habitants. Aussi, dès la conception du projet, nous proposerons un certain nombre d’options qui permettront de customiser son logement, de l’adapter à un mode de vie singulier, propre à chacun des habitants.
Les options et adaptations seront prévues dès la conception du projet afin de garantir que le bâtiment – le bien collectif -, soit toujours préservé dans son intégrité. Aussi l’ensemble des travaux propres à chacun sera intégré à la fois dans une logique collective pour la copropriété et dans une logique urbaine afin que l’image architecturale soit homogène et cohérente.

Evolutivité

La vie n’est pas linéaire, aussi le logement doit-il s’adapter et se transformer aux rythmes des évolutions de chacun. Nous proposerons des logements bénéficiant tous d’un double accès afin de permettre d’habiter, de cohabiter ou encore d’offrir un espace de travail indépendant.
Il s’agit de pouvoir avoir un bureau ou une chambre pour un étudiant, une pièce en plus indépendante pour une adolescence qui se prolonge, accueillir un parent ou de la famille ; il s’agit de redéfinir des spatialités pour des familles recomposées, permettre de redimensionner la surface habitable à la retraite en s’assurant un revenu complémentaire par l’accueil d’un étudiant, d’un touriste ou d’un garde-malade.

Surface en plus

Notre volonté est de proposer un habitat intimement mêlé à son environnement où les logements seront prolongés par des larges jardins d’hiver, des interfaces qui démultiplient l’habitat et sa capacité d’échanges avec son milieu. Il s’agit là d’un luxe premier constituant l’écriture des façades. Ce qui sera donné à voir est une recherche d’équilibre entre intérieur et extérieur. Ces surfaces pourront être fermées par un simple vitrage pour former des jardins d’hiver qui garantiront un très bon comportement thermique et phonique au logement tout en générant des espaces de vie supplémentaires pour de nouveaux usages des façades – en phase avec les aspirations d’équilibre entre intérieur-extérieur, minéral-végétal, intimité-lumière-vue sur le grand paysage.