Simonovskaya Riverside – Moscou

programme : construction d’un ensemble immobilier comprenant des logements et des commerces

maître d’ouvrage : Strelka KB

architecte : ECDM architectes – chefs de projet : Benjamin Ferrer

localisation : Moscou (Russie)

superficie : 55 000 m²

coût : NC

Concours 2019 : non lauréat
 

Notre projet intervient sur un site qui hérite d’une situation particulièrement intéressante où la végétation a créé sa propre identité dans la région, colonisant complètement le territoire où elle dépasse le caractère bâti du monastère de Simonov ou du palais de la culture ZIL. Tout en répondant aux besoins programmatiques du concours, notre projet part du principe de garder l’identité de ce lieu en créant un paysage habité. Comme les différentes couches que nous pouvons trouver dans les forêts, nous proposons de construire le projet autour de l’idée d’un jardin suspendu, à la fois sous, dans et au-dessus du paysage.

Reprenant les limites et la hauteur maximale imposées au Stylobat, le projet propose de s’éloigner de la notion de base infrastructurelle permettant à la place de faire émerger l’image de la topographie. En continuité avec le sol, la base se déforme et devient un paysage habité en marquant une transition douce des berges du fleuve à la façade plus urbaine le long de la route.

Nous proposons ici de redéfinir sa volumétrie globale. Comme un diamant brut taillé, le volume linéaire se déforme pour multiplier les points de vue et les orientations de la majorité des logements, tout en protégeant le plus possible le bruit des véhicules. Contrairement à une façade monolithique, le projet tire parti du dialogue cinétique de l’autoroute en faisant varier la face du bâtiment, tout en se protégeant du bruit et en multipliant les vues et les orientations.

 

Our project intervenes on a site which inherits a particularly interesting situation where the vegetation has created its own identity in the region, completely colonizing the territory where it overtakes the built nature of the Simonov monastery or the ZIL Palace of culture. While meeting the programmatic needs of the competition, our project starts from the premise of keeping the identity of this place by making an inhabited landscape. Like the different strata that we can find in the forests, we propose to build the project around the idea of a hanging garden, both under, in and above the landscape.

Taking up the limits and the maximum height imposed for the Stylobat, the project proposes to move away from a notion of an infrastructural base to instead allow the image of topography to emerge. In continuity with the ground, the base deforms and becomes an inhabited landscape by marking a smooth transition from the banks of the river to the more urban facade along the highway.

We propose to redefine its global volumetry. Like a rough diamond that is cut, the linear volume is deformed in order to multiply the views and orientations of the majority of dwellings, while protecting as much noise from vehicles. In contrast to a monolithic facade, the project takes advantage of the kinetic dialogue of the highway by varying the face of the building, while protecting itself from the noise and multiplying the views and orientations.