FRAC Bretagne – Rennes

programme : Fond Régional d’Art Contemporain de Bretagne

maître d’ouvrage : Région Bretagne

architecte : ECDM architectes

localisation : Rennes (35)

superficie : 4 050 m²

estimation : 5.6 M€ HT

concours : 2004

Le FRAC est champ de réflexion et espace de diffusion, point nodal d’une pensée en perpétuelle construction. L’actualité est là, présente, construite sur un fond raisonné. Le projet sera de permettre à l’actualité d’être toujours, encore présente, Il faudra que le permanent s’efface au service du contemporain, que le bâti soit furtif, qu’il laisse toute sa place à l’actualité, à tout ce qui n’a pas encore été vécu.

Le cube est un contenant, uniformément recouvert de lumière sur ses six faces intérieures et extérieures. Light Box. Le blanc est à dissoudre dans une lumière neutre et abondante. La boite est banale, neutre, indéterminée ; elle peut donc contenir, revêtir et supporter tous états sans interférences avec le sujet. Le projet est tendu, dédié, asservi aux exigences de la conservation et de la diffusion. Le bâtiment est dissout dans le blanc et la lumière, espace et instrument scénographique, écran pur à animer, projecteur à déplacer, à moduler. Superposition de white cubes sans distinction d’usage, avec le plus grand champ d’indétermination possible.

Une préméditation à minima limitée au respect de la programmation du concours. L’ensemble des programmes peut être réinterprété dans ses usages, ses synergies. Une fosse ouverte de 20 m de haut en liaison directe avec une salle de conférence et les réserves. Au-dessus le parking pouvant devenir espace d’expositions. Un accès direct à la salle de conférences depuis l’extérieur. Un bar restaurant ouvert sur l’esplanade, relié à l’accueil par une passerelle surplombant la fosse. Un accueil dans un volume de lumière blanche, translucide, tamisée, enveloppant sous 18 m de haut les espaces du programme. L’ensemble des espaces est proposé comme potentiel d’interventions.

White box. L’expression du programme et de son négatif comme espaces scénographiques à venir. Ponctuellement des éléments du programme traversent l’enveloppe offrant une vue et de la lisibilité. Pouvoir ouvrir la grande salle dans un tunnel entre deux horizons, proposer une visibilité, un volume d’échanges avec l’espace public, le passage, la circulation, les futurs visiteurs. C’est un lieu frustre, une nef de lumière et des boites interfaces. La peau translucide est une accumulation tramée de lanterneaux de désenfumage en polycarbonate M1. Double peau, façade ventilée, lumière diffuse sans rayonnement, sans ombre. Le produit est basique, sorte de ready-made architectural. L’enveloppe offre une climatologie, un volume protégeant des interférences.

La double peau ventilée isole du bruit, du froid, de la chaleur, capte la lumière pour la diffuser sans UV, sans rayonnement, de façon homogène, régule la climatologie intérieure avec un très faible coût d’exploitation. Deux piles, deux étagères constituées de tubes structurels posés en quinconce, succession de gradins autour d’un vide central.

L’espace s’organise en un cercle vertical autour de ce vide avec une gradation dans la visibilité et l’intimité des programmes : l’accueil, l’espace enfants, une salle d’expositions, le centre de ressources, la grande salle, les bureaux, les ateliers, les réserves, une salle d’expositions, la salle de conférences, la technique, l’entrée ; la boucle est bouclée. Elle est réversible, les différents niveaux pouvant être mis en relation par des passerelles, accessibles ou non au public. Chaque espace est relié par au moins 2 accès, ceux-ci étant tous desservis  par un escalier, un ascenseur, un monte-charges. La double circulation permet de moduler la mise en relation de l’ensemble des programmes.

The FRAC is a site of reflection and dissemination, the nodal point of a mode of thinking that is in perpetual construction. What is current is there, present, built on a carefully established ground. The aim of the project is to enable what is current to be present always. For the permanent to take a backseat to the contemporary, the built environment has to become furtive, so to speak, leaving pride of place to the present and to all that has not yet been experienced.

As in the FRACPACA project, it should be possible here to reset the site for each new exhibition design by proposing an “uncertain” architecture. The building establishes an initial scenography, a temporal marker that we could call a ’timemark’. The architectural approach is to conceive of this scenography as a dynamic, unstable state, and to formulate its contours while aspiring to the abstraction of the permanent.

The CUBE is proposed as an initial state, the starting point of a scenography in the process of becoming. This is by no means an academic approach or a formal posture. It is rather a way of eliminating signs or contingencies and defining a radically neutral space tending toward the abstraction of everything that is durable. The point is to dissolve time in light, to erase all markers or signs of emergence and blur the contours.

Light: the cube is a container, evenly covered in light on its six inner and outer sides. Light Box: the white is to be dissolved in abundant neutral light. Box: the box is a commonplace, neutral, indeterminate object that can contain, wrap and support all states without interfering with the subject. The architecture must be able to accept all forms of radicalness, no matter how outrageous, while maintaining the possibility, due to its original purity, of coming back to nothing or next to nothing. The virginity of the framing structure is proposed as its ongoing, permanent initial state, as its minimum state of occupation, the largest common denominator making for the greatest possible degree of latitude.

The project is bound, dedicated and subservient to the requirements of conservation and dissemination. The building is dissolved in white and light. It is space and scenographic instrument, a pure screen to be animated, a projector to be displaced and modulated.

The reception lobby takes shape in a volume of subdued light that disappears at a height of 18 meters, a clear column between the reserves and the resource center. Connected to this space by a walkway, a restaurant opens onto the public esplanade. Here and there, elements of the program run through the envelope, projecting into the urban reality, making the interior visible and legible from the outside. In this way, a structure of interchange emerges with the public space, the movement of the city and future visitors.

It is a nave of light and interface boxes. The translucent skin is an accumulation of interlocked smoke-extraction skylights in M1 polycarbonate. The double-skin ventilated façade diffuses light with no radiation and no shadow. This is an elemental product, a kind of architectural ready-made.
The envelope offers climate control and provides protection from interferences. The ventilated double skin isolates from noise, cold, and heat, captures the light to diffuse it evenly without UV, and regulates the interior climate system at a very low cost.

Two piers, two shelves made of structural tubes are set in staggered rows forming a succession of terraces around a central void. The space is structured in a vertical circle around this empty space with a gradation in the visibility and intimacy of the programs: the reception, the children’s area, an exhibition room, a resource center, a very large room, the offices, the workshops, the reserves, an exhibition room, a conference room, the technical support services, and the entrance all form a full and reversible circle. The different levels are connected by footbridges, which can be made accessible to the public or not, as need be. Each space is linked by at least 2 entrances, serviced by a stairway, and 2 elevators, one for passengers and one for goods. The double circulation makes it possible to vary the connections between the elements of the program.