Logements et centre-bus Montrouge – Paris XIV

programme : logements, bureaux, crèche et centre bus RATP

maître d’ouvrage : RATP (Régie Autonome Des Transports Parisiens)

architecte : ECDM architectes – chef de projet : Kikyun Kim

localisation : 71-73 rue du Père Corentin, 75014 Paris

superficie : 6 560 m² HON

coût : 11 M€ HT

livraison : 2013

L’étude de valorisation du site du centre bus de Montrouge a pour objectif la mise en place d’un processus de stratification des usages par l’accumulation de divers programmes : activité industrielle, bureau, logement et crèche. Le projet cadre le champ d’une composition à venir permettant le mixe d’écritures, de pensées, de techniques variées et singulières, structurées autour de valeurs communes, convergences de pensées qui donnent un sens à la ville. Stimulées par le mixage et l’itération, cette programmation composite doit permettre la mise en œuvre d’un aménagement qui soit somme de diversités quand la ville appelle une réflexion faite d’ordre et de chaos intimement imbriqués.

La dimension du périmètre de réflexion, le potentiel constructible, l’histoire du site et de son activité industrielle toujours présente, appelaient à initier un redéploiement de l’îlot pour passer d’un centre de bus introverti, solitaire, à un aménagement solidaire, ouvert sur la ville et sur notre temps, tout en conservant et en développant les complexités et les contradictions que pose l’activité industrielle en centre ville.

Cette faisabilité s’inscrit dans une vision actuelle, contemporaine de la ville. La diversité, la complexité, l’imbrication de rythmes d’activités, d’usages sont évaluées et assemblées afin d’instiller les conditions nécessaires à la réalisation d’un environnement moins linéaire, plus incertain, fait d’assemblages, de mutations chaotiques, hasardeuses et complexes, propres à la centralité de villes attractives et vivantes. C’est cette sociabilité de la question architecturale qui porte en elle les gènes de mixité, de transversalité, d’imbrication, de partage.

The project comprises two buildings that echo each other. The specific work on this project takes as a reference and support such emblematic constructions in Paris as Eugène Beaudoin and Marcel Lods building Passage d’Atlas, or more precisely still Henri Sauvage’s building Rue Vavin. Stepped terraces rise from the street and turn at angles to the right of the two contiguous houses, and continue above the suspended garden. The whole is founded not on nostalgia or formalism, but on the desire to open up the street and open the sky to passersby.

The two façades do not so much face each other as they complement and support one another in an interplay of cascades that simultaneously releases and captures light. An oblique suspended garden appears, fragmenting the presence of greenery in a multitude of planes. Like some white galleon, with a prow in polished concrete, we have here an expression of Parisian urban regulations pushed to their highest pitch. The white lacquered envelope concentrates and diffracts the ambiances of the suspended gardens, forming a surprising contrast to the extreme mineral quality of the street.

The result is a modern pyramid lined with greenery, a monolith whose paradoxical lightness stands in contrast to the thickness of the surrounding buildings. The project is thus hyper-contextual, concretizing a response shaped by the constraints of the site. The positioning between two landscapes and two urban templates suggests a morphing between very two very characteristic urban elements, two periods and two modes of living.

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
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