Caserne Vauban – Besançon

programme : étude urbaine pour le réaménagement du site militaire de la caserne Vauban

maître d’ouvrage : Ville de Besançon

architecte : ECDM architectes

architecte associé : l’AUC

BET : Franck Boutté consultants

localisation : Besançon (25)

superficie : 7ha

Etude 2008

Convergeant avec la volonté de mettre en œuvre un quartier exemplaire en termes de qualité environnementale, il s’agira d’optimiser les données naturelles du site – et notamment la vue et l’ensoleillement – tout en garantissant un aménagement qui intègre la complexité urbaine de ce territoire. Espace autonome, clos et introverti, ce site stratégique se situe à l’emplacement de ce qui aurait pu être un point nodal, articulant axe de desserte régionale et desserte urbaine. Cela permet d’envisager la caserne Vauban comme un lieu potentiel de convergences et d’articulations.

Notre travail premier porte sur les limites, sur cette rupture territoriale qui s’est cristallisée avec le temps, figeant les quartiers riverains dans des micro-territoires. Il en résulte une diversité de paysages urbains, qui s’avèrent être autant de tissus singuliers fragmentés, séparés par l’enceinte de la caserne, et qui témoignent d’un urbanisme contrarié. Le projet s’attache à proposer des convergences entre ces quartiers par la création de circulations douces, de perspectives, espaces paysagés, et services tout en préservant l’intimité et les qualités de chacune d’entre elles. Il s’agira de mettre en place des greffes qui, avec le temps, viendront phagocyter une ex-enclave et hybrider de leur spécificité un aménagement neuf.

Il y a l’histoire d’un lieu et des filiations temporelles à entretenir afin d’assurer une gestion du temps, une transition temporelle douce, et ainsi éviter de reconduire la tabula rasa. Nous voulons donc avoir une approche itérative, construire la ville sur la ville, imbriquer des complexités à même de constituer de la diversité, de faire un quartier fait d’histoires. Nous conserverons donc des éléments emblématiques ou singuliers pour leur capacité à s’inscrire dans une histoire de nouveau en marche.

La densité du programme proposé, 100 logements à l’hectare est, dans ce cas précis, une valeur hautement relative. Sa pertinence ne peut s’apprécier qu’au regard de la densité, et de la fragilité urbaine qui structure les quartiers environnants. De facto la densité doit être modulée. Il s’agira d’arbitrer finement au niveau du micro entre consommation du territoire et hauteur de bâti.