Ensemble mixte ZAC des Capucins – Brest

programme : commerces, bureaux et 130 logements

maître d’ouvrage : ADIM Ouest et Kermarrec Promotion

architecte : ECDM architectes (mandataire coordinateur) – chef de projet : Barbara Clout – Laurent Lustigman

architecte associé : Michel Quéré

localisation : Plateau des Capucins, Brest (29)

superficie : 16 175 m² SHON

coût : 23 M€ HT

livraison : 2016

Un contexte, une géographie.

Notre projet s’inscrit dans la continuité d’un quartier développé sur un principe urbain d’une grande limpidité et structuré par une géographie puissante. Au Capucins, la géographie est fortement structurante : un plateau, des falaises abruptes, de l’eau et de la roche. Situé sur une ligne tendue entre le plateau et la pente, le projet est en équilibre entre deux situations géographiques caractérisées.

Il y a donc une architecture perçue en contre-plongée depuis le sud et les contrebas. Les volumes prennent de l’importance, les sous-faces et les plans horizontaux sont fortement perçus et jouent un rôle de façade. Aussi notre architecture joue-t-elle avec l’épaisseur et la profondeur dans un travail architectonique. Des épaisseurs et des doubles façades, des brise-soleil et autres casquettes démultiplient la perception de volumes sobres depuis les points de vue des promenades en contrebas..

Depuis le plateau, nous ménageons des percées visuelles, des failles qui ouvrent de larges champs sur le grand paysage, dégageant points de vue et perspectives. Ce travail permet de donner des ouvertures à tous les espaces de vie de l’ilot, au sol, dans les logements et dans les bureaux, mais aussi depuis l’espace public et les ilots voisins. Il s’agit là de tirer des relations avec les autres ilots, de constituer de l’urbanité, de mettre en place un travail de partage avec notre environnement.

Spatialité et échelle.

Notre intention première est de libérer le sol, de travailler avec des architectures compactes, dans une économie de consommation du sol afin d’offrir à la ville un maximum d’espaces partagés dans un traitement qui soit en parfaite continuité avec l’espace public. Le travail de plan masse permet de démultiplier les parcours, les perspectives, les points de vue en proposant une échelle de la ville en corrélation avec le caractère piétonnier du site.

La question de l’échelle, de la proportion entre les pleins et les vides, a fait l’objet d’un travail singulier pour générer à la fois de l’intimité et des connivences. Tout en proposant une urbanité ouverte, aux déplacements, à une lumière naturelle abondante, à l’ensoleillement, à la vue, nous avons souhaité mettre en scène une densité ouverte.

On pénètre dans les programmes par une cour ouverte sur 4 cotés. L’espace central est partagé ; il a une valeur d’usage ; le flux des habitants l’anime. Il s’agit d’un espace où on se croise, on se rencontre. Le soir venu, ce lieu est clos, accessible aux résidants et à leurs invités.

Vivre dans un paysage.

Etre à la fois dans la ville et dans une géographie, bénéficier de l’urbanité et de ses services, évoluer dans un environnement ouvert, arboré, mélange équilibré de minéral et de végétal, telles sont les caractéristiques paradoxales à partir desquelles nous avons travaillé pour tendre vers un cadre de vie qualitatif, avec la conviction que l’on habite bien plus un paysage qu’une architecture. Nous proposons une urbanité de terroir, d’appartenance au site, un aménagement spécifique attentif aux qualités naturelles du site.