Ecoquartier Val d’Europe – Montévrain

Programme : 81 logements

Maître d’ouvrage : Sully Promotion

architecte : ECDM architectes – chef de projet : Martin Jaubert

BET : LBE (fluides)

Localisation : ZAC Val d’Europe – ilots G6 et G8

Surface terrain : 8 513 m² SHON

Surface construite : 6 066 m² SHON

Coût : – M€ HT

Livraison : 2015

Concourir à la définition d’une identité montévraine

Comment concourir à la définition d’une identité Montévraine ? De quelle manière pourrions-nous générer des correspondances entre une histoire de la ruralité, un village et la ville contemporaine ? Comment ne pas perdre une spécificité dans un développement générique du péri-urbain.
Loin de tout mimétisme, il s’agit de définir une spécificité, de penser les nouveaux quartiers comme une extension logique, fluide, articulée avec le village historique.

Nous partons donc de l’idée qu’il faut tisser des connivences entre deux histoires dissociées, trouver des fils conducteurs inscrits dans un patrimoine génétique, dans une approche résolument actuelle et contemporaine. Il s’agit là moins de préoccupations formelles que de porter et de mettre en œuvre des valeurs de notre temps : valeurs d’usage et valeurs environnementales qui concourent à la définition d’un cadre de vie actuel, en phase avec les attentes de notre époque.

Mettre en œuvre une ruralité urbaine, voilà le contrat le plus actuel, le plus contemporain que nous vous proposons pour l’opération de Montévrain.

Créer du paysage

L’architecture à Montévrain doit créer du paysage et offrir du paysage. Le site, entre la ville urbanisée, le Parc de Montévrain et les industries avoisinantes, attend une architecture comme un objet paysage. Le corps de ferme, cette construction performante, durable, protectrice est le point de départ de notre réflexion. Le corps de ferme induit l’organisation des différent bâtiments, dessine le plan masse, et constitue ainsi le paysage. Le corps de ferme génére une échelle ; il y a antériorité dans la lecture et la compréhension de ces volumes. Le corps de ferme génère aussi de l’intériorité. L’intimité est là, présente. Le corps de ferme est protecteur, pour autant son organisation n’est pas complétement hermétique. Des décalages, des percées offrent des vues, des échappatoires sur l’environnement. Cet archétype, en même temps compact et ouvert, semble rattacher l’originalité de Montévrain à un mode d’habitat adapté aux exigences d’aujourd’hui ; il s’agit là d’un ferment pour une architecture durable.

La ferme des Corbins, du XVIème siècle est emblématique pour le projet. C’est à travers une re-visite de cette architecture que nous déploierons un projet sensible et contemporain. Nous en réinterprétons le sens dans un travail essentiel en épurant les formes, en soustrayant tout signe ou ornement, en y insufflant des composantes esthétiques de notre époque. Nous travaillerons donc sur des volumes très simples, lisses, dans une grande cohérence formelle.

Le processus de projet est alors une transcription de l’état ancien vers un statut contemporain. Entièrement blanc, il constitue une volumétrie homogène de l’extérieur formant un paysage de village décalé. Fragmenté à l’intérieur, il constitue des nouveaux rapports entre le collectif et l’individuel, des rapports qui nous semblent pertinents aux demandes d’habitat dans la métropole contemporaine.

Le projet n’est pas un village, il est autre chose. Il s’ouvre sur le parc de Montévrain mais aussi se préserve et constitue un cœur. Il est une figure novatrice, car il est issu d’une re-visite d’un vocabulaire vernaculaire. A travers différents jeux de volumétrie, d’extrusion ou de multiplication de profils, le projet se veut représentatif d’une conception de la générosité. Il est simple, économique et durable.