Ensemble mixte – Gare Créteil L’Echat

programme : construction d’un projet connexe mixte de logements, bureaux, commerces en surplomb de la gare Créteil L’Echat

maître d’ouvrage : Icade

architecte : ECDM architectes – chef de projet : Kai Diao – Rikje Maas

localisation : gare Créteil L’Échat, Créteil (94)

superficie : 30 000 m²

concours 2015

Constituer une centralité, une polarité, un repère pour une nouvelle convergence pensée à partir de la mobilité, des déplacements, des échanges. Des échanges extraordinaires qu’autorise ce hub métropolitain-carrefour du grand Paris. Notre projet donne une lisibilité à ce lieu hyper connecté : il en est sa partie émergeante, il situe, il qualifie. Tel un beffroi il est un repère dans le paysage environnant.

Nous envisageons notre proposition comme un paysage, un paysage urbain, un paysage habité à l’échelle des enjeux du Grand Paris, à l’échelle de la ville, inscrit dans les mutations que vivent nos territoires. Notre projet est avant tout une topographie, une géographie, un paysage qui se déploie en une chaine de montagne constituant un panorama, un jardin suspendu qui vient, en douces vagues se développant crescendo, annoncer le point d’une infrastructure majeure du 21ème siècle.

L’ambition portée par notre proposition est de créer un repère, fondé sur des valeurs partagées répondant aux exigences de l’écologie urbaine : qualité de vie en ville, respect de l’environnement, mixité programmatique et sociale. Le projet a ainsi été guidé et modelé tout au long de son élaboration par deux aspirations premières garantes des centres urbains attractifs et fédérateurs : proposer un quartier durable et un cadre de vie évolutif porteur des aspirations et modes de vie à venir.

La façon dont est modelé le paysage témoigne. Cette histoire a une valeur patrimoniale et, même si le quartier se transforme, la structure du paysage s’inscrit dans une échelle de temps et de territoire élargie. C’est donc à partir d’un parc qui viendra définir le skyline, proposer un contour, définir les limites entre un morceau de ville et le ciel que nous modelons le bâti. Le jardin se déploie pour venir culminer à l’aplomb de la gare telle une falaise de strates géologiques superposant, mêlant, connectant : espace public, parking, logements étudiant, bureaux, logements familiaux – véritable tranche de vie, tranche de ville où la mixité programmatique est donnée à voir comme fondement du projet. La ville attractive dans sa complexité et sa diversité annoncées comme principe de façade, constituent ainsi la matérialité de la façade principale, le point de départ d’un nouveau quartier.

C’est à partir d’un espace vert dans la ville que nous abordons le redéploiement du site. Partie intégrante d’une trame verte qui innerve la ville, cette composante paysagère propre à notre parcelle s’inscrit dans une gestion spatiale beaucoup plus vaste que le site lui-même.

Ainsi chaque composante du paysage est-elle évaluée dans sa capacité à articuler un devenir. Notre paysage vient résolument à l’encontre de tout urbanisme de dalle, de toute architecture posée sur un socle, de toute vision infrastructurelle de la ville dont on connait les conséquences. Le paysage, c’est cette exigence première d’organiser une filiation entre le sol, l’empreinte et le déploiement en hauteur de volumes. Exit alors tout ce qui serait urbanisme de dalle et autres +stratifications subies. Ce que nous voulons, c’est le déploiement fluide de l’architecture avec une filiation entre le socle, le corps du bâtiment, et sa terminaison. Alors exit donc de tout ce qui pourrait faire références à un passé révolu.Il s’agit d’imbriquer de façon étroite les différents programmes de la ville, à l’instar des immeubles des centres villes historiques. Il s’agit de reprendre le sens de l’histoire dans une actualité urbaine qui affirme une architecture fédératrice.