Perfect House

programme : habitat modulaire et itinérant

architecte : ECDM architectes

conception : 2005

Superflu. Buggy-House est à l’habitat ce que le VTT est aux moyens de déplacement. On peut prendre le train, l’avion, la voiture et avoir une bicyclette. Buggy House, à l’instar de la « petite reine », est dénominateur commun entre plaisir, indépendance, liberté, performance, etc. Buggy-House est d’abord un style de vie. Elle est plus habitat superflu que maison secondaire, plus cabane, folie, gîte, refuge, qu’habitat. Elle répond à peu de besoins mais à beaucoup d’envies. Buggy-House, c’est où je veux, quand je veux.

Détournement d’usage. Ready-made architectural. Une économie de moyens. Un travail d’ensemblier, une conception faite à partir de catalogues, de fiches techniques et autres caractéristiques sur papier glacé. Il s’agit d’assembler des produits industriels, en détourner l’usage, en changer la destination première, en brouiller la signification pour proposer une autre aventure à des objets aux destins tout tracés.

Buggy’s touch. Le Buggy se customise pour répondre aux demandes émanant de socio-styles extrêmement variés, aux comportements exigeants et peu rationnels que peuvent avoir les urbains et les néo-urbains de notre temps. En base le Buggy-House propose une spatialité, 16 m², 2 m sous poutres, 2.70 m au faîtage dans sa configuration de base. Les modules peuvent ensuite être assemblés dans les 3 dimensions suivant une architecture modulaire et proliférant sans limites, tout du moins dans le plan horizontal. Nous proposons ainsi la possibilité de réaliser des maxi Buggy qui peuvent avoir des dimensions imposantes à même de séduire les Buggers en quête de larges surfaces et de grands volumes tout en restant fidèles au Buggy spirit. Dans sa version Pure-Roots-Buggy, celui-ci est livré avec un double séjour living formé de deux coupoles au sol remplies de billes de liège laquées en blanc, entièrement recyclables, servant de sofa, canapé-lit, une salle de bain-douche avec une coupole pouvant servir de grande baignoire, de Lagon d’appartement, et une coupole cuisine.

Pour le Bugger, il s’agit d’abord de choisir son environnement ; le Home-Sweet-Buggy s’adapte. Il s’intègre à tout paysage, qu’il soit urbain ou bucolique, assisté en cela par la technologie hors sol avec assise sur gomme. La gomme caoutchouc lui permet d’épouser, d’accrocher à tout relief, tout type de surface, sans traumatisme et irréversibilité sur l’écosystème. Soft Machine. La Buggy-House rangée dans sa boîte tient dans une camionnette trois tonnes cinq qui se conduit avec un permis véhicule de tourisme. Buggy-House est donc mobile, facilement déplaçable ; elle ne nécessite pas de permis de construire.

Superfluous. Our house is to the habitat what the mountain bike is to the means of displacement. One can travel by train, by plane, by car and yet have a bicycle. Buggy house, like the velocipede is the common denominator between pleasure, independence, freedom and performance. In short, the Buggy house is initially a lifestyle. It is a more superfluous habitat than the secondary home, it is more like a hut, a ‘folie’, a treehouse, a refuge, than a habitat; it answers few needs but a lot of desires.

Diverted use. An economy of means. A conception starting from catalogues, technical charts and other characteristics printed on glazed paper. It is about assembling industrial products, changing their use, altering their destiny , scrambling their significance to propose alternate outcomes. Sixteen smoke clearing lanterns, type R17B PRV from SIH, four Michelin 265/35/18 ZR tires, a few THC bolts are the basic elements needed for the assembly of the Home sweet Buggy.

Buggy’s touch. The Buggy’s touch forms part of the project’s philosophy. Starting from a basic concept (a common base), it is about being able to adapt the Buggy in terms of space, of aspect, and of equipment, to the needs of the most demanding users. The Buggy customizes so as to respond to the stresses emanating from extremely varied socio-styles, to the exigent and unrational behaviours of the urbans and néo-urbans of our times. In its basic configuration, the Buggy house proposes a 16m² space, a 2m height under beams, and 2.7m from top to bottom. The modules can then be assembled in the 3 dimensions according to a modular architecture with limitless proliferation, at least in the horizontal plane. We thus propose the possibility of realizing maxi-Buggies which can have imposing dimensions seductive to the Buggy-man in quest of large surfaces and big volumes while remaining faithful to the Buggy spirit.